Une commotion cérébrale est une blessure neurologique qui cause une perturbation temporaire dans les cellules du cerveau suivant une accélération ou décélération extrême du cerveau à l’intérieur du crâne. Une conception erronée commune est que vous devez être frappé à la tête pour causer une commotion cérébrale – cela n’est pas vrai! Parce qu’une commotion cérébrale est le résultat d’une accélération ou décélération du cerveau, une commotion cérébrale peut se produire avec un coup important n’importe où sur le corps, pourvu qu’une accélération/décélération suffisante soit transmise au tissu cérébral.

La perturbation des cellules du cerveau peut engendrer une libération incontrôlable d’un ou de plusieurs des signes ou symptômes suivants:

      • Perte de conscience (pas nécessairement – plus de 90% des commotions cérébrales NE causent PAS de perte de conscience)
        • Maux de tête
        • Pression dans la tête
        • Douleur au cou
        • Nausée ou vomissement
        • Vertige
        • Vision floue
        • Problèmes d’équilibre
        • Sensibilité à la lumière
        • Sensibilité au bruit
        • Se sentir au ralenti
        • Sentiment de “brouillard”
        • Ne pas se sentir bien ou se sentir mal en point
        • Difficultés de concentration
        • Difficultés à se souvenir
        • Épuisement ou baisse d’énergie
        • Confusion
        • Somnolence
        • Difficulté à s’endormir
        • Plus émotif
        • Irritabilité
        • Tristesse

Si vous ou votre enfant ressentez N’IMPORTE LEQUEL des symptômes ci-dessus suivant un coup à la tête ou au corps, vous devriez avoir une grande suspicion quant à une blessure d’une commotion cérébrale.

La libération massive de cellules du cerveau se calmera probablement dans une courte période de temps et le patient pourrait se sentir mieux quelques minutes à une heure après la blessure. Ne soyez pas trompé par cette amélioration puisqu’il y a une seconde phase à une commotion cérébrale connue comme la “Dépression envahissante”. La libération initiale de cellules cérébrales crée un déséquilibre parmi les cellules du cerveau, qui ultimement mène à un déficit d’énergie puisque les cellules utilisent frénétiquement toute l’énergie emmagasinée pour réinitialiser l’équilibre normal. Ces ressources en énergie continueront de décliner durant les 3 à 7 jours suivants. N’importe qui ayant déjà côtoyé quelqu’un qui a souffert d’une récente commotion cérébrale ou en ayant subi une commotion cérébrale lui-même attestera le fait qu’une personne blessée est extrêmement épuisée, irritable et émotionnelle; semblablement à un enfant fatigué et grincheux. Car leur niveau d’énergie s’appauvrit. C’est aussi pourquoi la première étape dans la prise en charge de n’importe quelle commotion cérébrale est toujours le repos qui aide à conserver l’énergie emmagasinée et potentiellement aide à récupérer.

La seconde phase de la commotion cérébrale est en fait la plus dangereuse. Quand quelqu’un est dans cet état de faible énergie, un autre coup, même d’une ampleur très inférieure, peut causer une autre commotion cérébrale. Puisque les niveaux d’énergie du cerveau sont déjà sévèrement appauvris, une autre commotion cérébrale peut causer un épuisement extrême, qui peut causer la mort permanente des cellules cérébrales impliquées, potentiellement causer des invalidités permanentes, ou dans certains cas, la mort de l’individu.

D’un autre côté, la recherche a montré que si le cerveau est complètement rétabli du point de vue de l’énergie et que la personne reçoit une autre commotion cérébrale, il n’y a pas de preuve d’un effet additionnel. Cela signifie qu’il se pourrait que ce ne soit pas le NOMBRE de commotions cérébrales dont souffre un individu, mais plutôt la manière dont chaque blessure est gérée qui soit le facteur majeur déterminant pour les problèmes à long terme causés par les commotions cérébrales.

Le problème majeur avec les commotions cérébrales est que les symptômes, c’est-à-dire comment quelqu’un se sent, ne coïncident pas avec les niveaux d’énergie dans le cerveau. La plupart des gens se sentent mieux longtemps avant que leur cerveau soit rétabli, c’est-à-dire lorsqu’il est en effet sécuritaire de retourner à leur sport. Malheureusement, il n’y a pas de radiographie, IRM ou rayons X qui peuvent détecter une commotion cérébrale. C’est là que les bienfaits de l’évaluation de base arrivent comme la plus importante étape vers une prise en charge adéquate des commotions cérébrales. Pour plus d’informations sur l’évaluation de base, veuillez cliquer ici.

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